Message de bienvenue

Ceci est une lettre adressée à tous, mais dont personne est obligé d'en ouvrir le contenu pour le moment. Ce site n'est qu'une petite flamme oubliée qui brille au loin dans la noirceur et ne représente qu'une partie infime de la Grandeur de l'Inconnu.



- Pour celui qui est pleinement satisfait de la vie qu'il a actuellement, il devrait changer de cap immédiatement au risque d'être boulversé inutilement. Certains éléments peuvent être choquants pour celui qui ferme toujours les yeux, ce qui est surtout le cas lorsque la justification de ces éléments est incontestable.



- Pour celui voulant aller au-delà des choses, ayant le désir révolu de voir ce qui se passe derrière les rideaux rouges, alors la voie s'offre désormais encore une fois entièrement à lui...



Je n'affirme pas détenir la vérité plus que quiconque, mais je juge que certains rarissimes individus qui font preuve d'ouverture d'esprit et d'un contrôle quelconque de leur ego seront en mesure de se RETROUVER à travers mes propos.



Le mystère est uniquement une forme oubliée de la connaissance...



À bon entendeur,

Alzhamir




dimanche 12 décembre 2010

La poursuite de l'Essentiel en chaque chose

À première vue, se détacher d’un objectif assorti d’une volonté brûlante et continue peut se montrer contradictoire et même absolument inacceptable pour la personnalité. En travaillant l’Archimagie en soi, qui est supposé être une voie vers l’ultime Libération, ne serait-il pas dans l’ordre des choses de pouvoir choisir son propre destin? Nous sommes, en tant que Serviteurs de l’Absolu, dans le droit le plus légitime qui soit de vivre les chemins choisis à travers l’expérience. Il est tout à fait vrai que nous possédons notre destinée dans le creux des mains, mais à trop vouloir la garder enfermée dans ces dernières, on la garde prisonnière de notre attachement et finissons éventuellement par la détruire de par l’étouffement constant appliqué par notre prise et notre attitude de rejet face au déroulement des choses. Pourtant, en ouvrant finalement les mains, après avoir modelé son désir de la manière souhaitée, on offre ainsi la chance à notre volonté de sa matérialiser, de par des évènements inattendus manifestés par l’Absolu qui sait toujours accepter la qualité du présent que nous lui offrons. De cette façon, nous ne sommes pas des fanatiques du déterminisme des choses et des conséquences karmiques, mais plutôt justement des créateurs, au sens le plus noble du terme, qui avons le devoir sacré de rechercher l’Absolu en nous par le biais des parcours déterminés par la puissance magique de notre volonté, et ce, en refusant inexorablement la voie de l’esclavagiste pactisée avec les forces de l’Ombre idéalisée par certains qui n’auront pas su se détacher des choses, ni de donner les efforts nécessaires pour l’obtention de leur demande et qui ordonnent d’obtenir leurs souhaits exaucés le plus vite possible. Nous accordons le droit à tous de faire leurs propres choix, néanmoins nous avons la responsabilité d’admettre qu’un jour ils devront en assumer les conséquences, et ce, même s’ils crieront de toute leur âme la difficulté à muscler le sens de l’effort si atrophié en eux dans la fuite de l’existence éternelle qui est pourtant une réalité inévitable pour tous.

Faire ‘’pour quelque chose’’ ne fonctionne pas tandis que faire ‘’parce que’’ est un enseignement d’une grande valeur. Fort malheureusement, en suivant notre personnalité qui quitte la route si simple à suivre, on finit par perdre notre temps dans les bois à la recherche de quelque chose ou même de quelqu’un, attitude attirant à de biens nombreuses reprises la déception et le sentiment d’avoir tourné en rond. Arrêter à chaque instant pour voir si on est arrivé à destination, c’est en fait ça l’attachement à ses désirs. Il faut plutôt savoir avancer envers tout et contre tout, mais en possédant une confiance aveugle envers les étapes de la route, la patience de la mutation des évènements et une joie qui reste active grâce à la passivité de la conscience. Là trouve tout son sens logique ‘’ Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus’’. Cette citation du Christ n’était pas une tentative de manipulation laissée aux plus puissants pour enfermés les moins chanceux dans leur souffrance, mais c’est le grand secret qui permet de tout obtenir de manière évolutive pour chacun, car l’évolution est le but en lui-même et il n’y a qu’en recherchant à travers l’obscurité la lueur de la lumière véritable, même si elle est entourée de fausses lumières par centaines, grâce à l’écoute des chuchotements de notre Cœur, qu’on finit éventuellement par la trouver.

Vivre l’incarnation, ce n’est pas s’obstiné à courir après toutes les sensations faciles et éphémères ou adopter l’impression noirâtre de s’amuser en s’autodétruisant (on pourrait s’imaginer certains endroits du culte de l’apparence et de la destruction de soi, des débauches sexuelles et le tout en parfaite harmonie avec le vibration générée par une certaine musique véhiculant justement ces mêmes valeurs et grâce auxquelles certains individus, plus doués que d’autres, arrivent facilement à exécuter des mouvements corporels presque inconscients sur cette même fréquence… S’ils existent, bien-sûr). C’est avant tout la conscience de notre prise de responsabilités en rejoignant le plan de la matière, en étant un messager du Quatrième règne, de rechercher la joie dans les cieux les plus hauts, effectivement sans tension, mais jamais en considérant les parties de plaisir comme la priorité première de la liste! Si la liberté a un prix, alors c’est bien celui-ci. Le plus grand plaisir sera toujours le plus subtil, plus précisément la conviction intime de savoir qu’on est une part de l’Essentiel.

Tout ça ne pourrait qu’être qu’une histoire toute bonnement racontée pour le plaisir de donner espoir à ceux possédant la noblesse d’âme et l’esprit chevaleresque ou encore le partage d’un sentiment illusoire d’une porte de sortie du conditionnement collectif voué à la déprédation de chacun pour construire un monde de peur et de froid sous le règne des manipulateurs doués de l’illusion. En quête d’une preuve de l’Absolu ou une certitude mentale des fonctionnements bien réels de la Magie sacrée, en dépit de la multiplicité des faussetés admises à son sujet, il n’est pas évident de se détacher de cette preuve d’authenticité, le doute dévorant notre sérénité intérieure. Un jour, on réalise qu’un trucage pourrait bien réaliser exactement le même prodige que celui réalisé par un magicien psychique, qu’on semble considérer comme vrais les propos qui vibrent avec notre pensée, que la possibilité de frauder les fraudes est bien réelle, que notre mental change d’opinion radicalement et illogiquement du jour au lendemain sur ce qui est acceptable ou de ce qui ne l’est pas, etc. Un jour, sortir du tourbillon mental des idées devient une condition de survie et la seule manière par laquelle on puisse le faire, qu’on l’a toujours faite et qu’on finira toujours par faire : par l’identification au Divin. Il n’y a que par ce moyen qu’on puisse respirer, que par une conscience maîtresse des pensées, que par l’écoute acharnée de l’intuition remplaçant les doutes se battant dans notre tête, que par l’expérience relative et l’entretien d’un calme interne à toutes épreuves! Le reste, et tout le reste, n’a aucune importance, aucune valeur, aucun intérêt à part celui de réaliser à quel point il n’en avait justement aucun.

Transformer le réel est à chaque coup une conséquence d’une transformation, plus justement d’une transmutation de soi. Les choses se déroulent dans cet ordre, puisque la réalité est justement notre propre reflet, une vibration assimilée par notre mental. En modifiant sa vibration personnelle, qui revient à laisser croître l’étincelle Divine en nous, on effectue par le phénomène de cause à effet, une modification du monde autour de nous et inévitablement, des autres qui y vivent.

Comme le disait si bien Socrate, connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux. Quant à lui, l’Archimage dit : Maîtrise-toi toi-même et tu maîtriseras le monde!

Alzhamir, 7 décembre 2010.