Il est vain de s’imposer à qui que ce soit peu importe le sujet puisqu’impérieusement, il n’existe assurément rien qui prouve de manière infaillible que vous ayez raison, que ce soit juste par le simple fait que toutes choses sont relatives et aucune immuable ou encore par l’ acceptation que chacun doit passer par des sentiers fondamentaux du grand Chemin. L’expérience est propre à celui qui l’a vécue et ne peut servir qu’exclusivement à lui en tant qu’agent de connaissances fiables sans pour autant que ces dernières soient considérées comme absolues et il revient à tous de devoir faire de même pour réellement comprendre l’ordre des choses. Par conséquent, on peut servir de guide envers ceux qu’ils le veulent bien afin de les aider à comprendre les raisons qui les poussent à vivre certaines expériences et en quoi ces mêmes épreuves nous ont apporté fruits jadis, mais toujours comme de grands serviteurs plutôt qu’en grands maîtres, en offrant notre aide sans pour autant tenter de faire régner quelque dictature quelconque. C’est pourquoi n’importe quel gourou ou animateur de secte (pour certains d’entre eux, il semblerait qu’ils soient justement plus doués dans l’art d’éblouir que de véritablement aider et vous n’avez sans doute même pas idée à quel point…) ne sera jamais juste dans sa démarche s’il essaie obstinément de convaincre qui que ce soit, même s’il juge détenir la plus haute vérité qui existe et même si c’est effectivement le cas pour les mêmes raisons précédentes...
La vérité s’avère souvent être indécente et déstabilisante, les fondements des évènements étant bien plus profonds que ce dont la majorité des gens en constatent à travers leur voile imposé sur leur visage par l’éducation qu’ils ont reçu. Les gens sont tellement enracinés dans leur défense dévouée de la servitude aveugle de l’orgueil qu’ils ne veulent rien entendre, souvent par paresse de la perspective de l’effort sur soi. Mais pour ceux d’entre vous qui sont guidés de par leur cœur vers des sommets intérieurs toujours plus haut, elle mérite d’être révélée, même si cette révélation peut parfois se montrer dérangeante pour ceux étant bien installés dans leur confort du non-effort, leur ignorance toute voulue, leur satisfaction sans fin de leurs désirs égoïstes de nature animale ou encore infantile et de la vente de leur âme, conséquence d’un désintéressement total de la propre maîtrise d’eux-mêmes. Je ne désire pas critiquer un tableau de la société actuelle, faire l’éloge de belles phrases romantiques d’une illusion d’un monde de sucre et de miel et encore moins d’ idées révolutionnaires et extrémiste dénonçant la cruauté de l’homme ou et de la planète, mais je vous ferai part qu’exclusivement de mon expérience de vie et d’éléments qui s’avèrent être pour moi des repères fiables quant à la conception d’une noble philosophie de vie s’orientant vers la compréhension viscérale de l’Univers. Chacun est libre de voir si ces exemples de ma pensée font vibrer quelque chose en eux…
Pour ceux appelant leur libération de la prison des froideurs dans laquelle ils étaient enfermés, des épreuves sont imposées à l’entité de manière à lui permettre d’être effectivement un jour exempté de toutes limites. Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons jamais, au stade de l’évolution qui est celui de l’humain, tenter de passer à côté de la case souffrance sans en investir davantage dans des placements karmiques à intérêts élevés. Par conséquent, par une prise de conscience que la souffrance n’est que temporaire, qu’elle ne représente rien dans un chemin de milliers d’années qui se trouve dans un Infini Supérieur, elle ne devient plus… qu’une simple illusion. En étant le Divin, rien ne peut nous arriver, rien ne peut nous faire tomber, rien ne peut nous déranger; il n’y que la vision de Soi chez l’autre, un Amour inconditionnel défiant toutes complétudes sublimes et illusoires entre deux âmes, une confiance inébranlable en les Plans Divins et une totale Unité… La souffrance n’existe qu’un court moment, mais la force née de ce tourment, triomphera dans l’éternel présent.
Peu importe ce qui arrive, nous possédons toujours les outils nous permettant de trouver les solutions déjà présentes en nous puisque justement et irréfutablement, le problème possède sa source d’alimentation à l’intérieur de nous. Nous ne sommes jamais seul en fait, même lorsque toutes nos connaissances proches ou lointaines semblent se révolter contre nous, même quand qu’uniquement le pire semble nous arriver, même si cette sensation est justifiée, à tort ou à raison; il n’y a qu’un vacarme épouvantable d’idées non maîtrisées dans le mental qui tentent de nous faire si injustement croire que nous sommes… seul et impuissant. Pourtant, lorsqu’on se tait et qu’on écoute le silence (oui, c’est bien ça), on se rend compte que le Conscience Divine nous observe à chaque moment, que notre conscience peut se fusionner à elle peu à peu si nous le voulons bien et ce, à chaque instant; c’est le merveilleux pouvoir de l’identification. Le déroulement des choses et bien plus complexe que ce que notre simple personnalité pourrait se faire à l’idée et son objectif sera toujours plus profond que la satisfaction immédiate de nos petites envies personnelles. Je ne souhaite pas faire l’apologie du karma; mais plutôt celle du contrôle de ses pensées, de nettoyage régulier de ses propres ombres, de l’identification au Divin par la conscience, le vide mental et la recherche d’une connaissance plus poussée de la Vie.
Pour ceux lisant ce discours qui peut paraître aux premiers abords à la fois prophétique et fanatique et qui induirait en eux le désir insoutenable de s’étouffer de rire, j’affirmerais que rien n’est irrémissible et qu’il faut effectivement un sacré courage qui n’est pas donné à tout le monde pour ne pas suivre la masse des idées générales qui semble, en effet, si bien s’en sortir... Sur ce sujet, Platon, dans son texte « Lakhès » (dont je vous en recommande fortement la lecture), qui est une réflexion très intéressante sur la manière d’accéder et de détenir la vérité, oppose deux personnages: Nikias, qui se base sur l’abstrait pour exprimer ses opinions et Lakhès qui, quant à lui, sur base sur son expérience brute du terrain. Cependant, ce qui est intéressant dans le cadre de mon discours, c’est que l’auteur plaisante et fait la critique, d’une manière plus subtile cette fois-ci, du comportement d’un autre personnage moins important, c’est-à-dire Lysimakhos. Ce dernier attend que les gens se positionnent plus sur une opinion que sur une autre pour tout simplement l’a considérer lâchement comme la vérité! Belle preuve de confiance en soi, n’est-ce pas? Quelques fois, pour changer de destin, il faut tout simplement retenir son souffle pour se donner l’opportunité de quitter le groupe et les sentiers battus afin de se diriger vers la forêt de l’inconnu, en étant seul peut-être, mais en étant tout de même armé de courage, de vigilance et de discernement…
D’un autre côté, pour ceux qui se sentiront visés de la critique d’un tel comportement, si forcément vous m’avez lu jusqu’ici, c’est qu’il y a une envie très profonde incrustée en vous ( peut-être même inconsciente, ce qui ne serait pas très surprenant) au fait de vouloir changer de réalité, quittant de cette manière ce monde si corrompu qu’on vous a dicté depuis votre plus jeune enfance, au risque de recevoir des sanctions draconiennes pour ceux ne s’y conformant pas en sa totalité. Si certaines idées peuvent être choquantes, il faut bien faire certains choix et au risque de décevoir certains, je ne peux pas répondre à leur attente de les réconforter sur ce qu’ils pensent actuellement du monde ou de prôner une satisfaction quelconque de leur égo. L’orgueil, lorsqu'il contrôle nos opinions et qu'ainsi nous ne sommes pas son maître réel, est un poison qui coule dans le sang, un pieu pour notre cœur, un venin pour l’élixir Divin présent dans l’âme et le maître incontesté de l’involution. Non plus qu’il créer des tensions inutiles envers nos proches, nous empêche constamment d’évoluer en nous poussant à rechercher la victoire (qui n’est rien de plus qu’une simple défaite intérieure) en dépit de la vérité, mais c’est un aussi une piège face auquel il faut toujours rester vigilant… Effectivement, il y a une multitude de manifestations venant de la part de ce seigneur des vices à l’intérieur du mental, qui sont pour certaines d’entre eux, beaucoup plus subtiles que d’autres, qu’il faut repérer et étouffer en tout temps et à tout prix : ça, c’est le renoncement de soi. C’est peut-être un des plus difficiles d’entre tous si ce n’est pas le PLUS difficile d’entre tous, mais par contre c’est pour l’âme une clef qui lui ouvre la porte d’un nouveau monde davantage supérieur aux autres. C’est une étape cruciale qui se fait peut-être peu à peu, néanmoins elle finit par devenir inévitable, même pour celui qui l’a fuit à toutes allures…
Par conséquent, certains me rapprocheront, avec raison par ailleurs, de tirer un trait trop rapidement sur l’orgueil. En effet, ce dernier est tout de même la conscience de sa propre valeur. Tandis que je suis le premier à avoir confiance en moi en toutes occasions, le premier à se sentir fier des ses victoires du passé et si donc cette fierté est une manifestation de l’orgueil (lorsqu’on y pense bien), je serais en train de me contredire. J’identifie donc deux types d’orgueil :
- L’orgueil comparative qui fait entrer en jeu un autre que nous, qui se manifeste souvent par de petits picotements à l’intérieur de soi et qui doit, comme je l’ai mentionné plus haut, être ignoré en tous moments, car elle véhicule une idée de division. Par contre, il faut beaucoup de pouvoir sur soi-même pour être en mesure de contrôler entièrement cette facette de l'homme animal. Alors que ceci n’est qu’une hypothèse, si l’orgueil est la connaissance de sa valeur et que toute chose a son exact reflet opposé dans la nature, serait-il possible que ce sentiment appartiendrait entièrement au double qui lui, s’identifierait à nous…?!
- L’orgueil subjective est la véritable conscience de sa propre vertu et ne concerne exclusivement que nous (il n’y a donc aucune comparaison avec autrui, ce qui n’est pas le cas pour l’autre type d’orgueil!). Elle peut s’identifier par l’impression d’être grand et lourd et se manifeste par la certitude de la réussite de nos projets futurs ou encore le plaisir de constater celui qu’on a réussi à devenir par le biais de nombreux efforts générés par la patience et la persévérance. Ce sentiment encourage aussi les autres à reconsidérer leur propre importance et les inspire à arracher les plantes empoissonnés de leur jardin intérieur. C’est une approche d’Unité avec tous dans un contexte évolutif. Pourtant, n’est-ce pas aussi une forme de respect pour le Divin qui est hébergé en nous et une manière de le saluer …?!
Pour une majorité qui serait inapte à accepter une telle déférence de leur propre personne et qu’une telle considération des choses susciterait dans leur mental un sentiment de culpabilité, sachez qu’il est vraiment temps ( c’est même très urgent) de comprendre que tout sentiment de culpabilité est inutile ( c’est en fait une technique du double qui, après avoir réussi à introduire une pensée néfaste en vous et de vous avoir poussé à agir autrement que comment vous auriez réellement voulu agir, se retire pour affirmer à tort que tout est entièrement de votre faute et que si vous avez eu l’audace d’émettre une telle pensée, vous devez être sanctionné) et qu’il est même, comme je le dis bien souvent, conforme à la vie de se tromper et ça se révèle même être un moyen efficace de mieux se connaître soi-même en plus d’être une conséquence quelques fois inévitable de l’expérience qui est l’unique raison de votre venue sur terre! Certains renards profiteront de cette connaissance pour ne pas se considérer responsable de leurs erreurs et mettront donc toute la faute sur leur double (parce qu’il est vrai que toute émotion négative vient de lui) alors qu’ils oublieront que le double ne fait que jouer le rôle de quelqu’un qui nous chuchote à l’oreille ( un peu à l’image du fameux « petit démon » et du « petit ange » dans notre tête) sans jamais nous pousser à faire une quelconque action! Nous sommes entièrement les maîtres de nos actions et en sommes les responsables, sans jamais en être les coupables! Définir comme coupable revient à se juger soi-même ou un autre en lui donnant une sentence quelconque, ce qui est une chaîne de plus à briser en vue de remporter notre propre libération spirituelle!
La culpabilité est aussi l’invitation des évènements karmiques durant l’incarnation physique. C’est l’acception officielle que l’arrivée de nouveaux tourments dans votre vie se réalise! Comme quoi, tout ce qui nous arrive, arrive justement par le simple fait qu’on l’a voulu consciemment ou inconsciemment, à un moment ou à un autre… Voilà qui explique, en partie du moins, la raison pour laquelle notre humanité vit actuellement sa situation d’autodestruction. Enfin, pour encore un court instant…
Alzhamir, 8 juin 2010.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire